Ménopause : ne fuyons pas le (bon) gras – première partie

Ménopause : ne fuyons pas le (bon) gras – première partie

La grande majorité des femmes considère que la ménopause s’accompagne d’une prise de poids.

Et de fait, la plupart des études scientifiques ont constaté une augmentation du poids chez la femme ménopausée (certaines études parlent d’une augmentation de 0,5 kg par an1), même s’il y a débat sur l’impact réel de la ménopause en tant que telle vs le ralentissement du métabolisme avec l’âge.

En tout état de cause, l’une des conséquences de cette perception est la tentation de « fuir » le gras sous toutes ses formes, ou du moins de limiter fortement sa consommation.

Or cette tentation, quasi instinctive, fait passer la femme ménopausée à côté des bienfaits indéniables d’une consommation « raisonnée » de matières grasses.

Oui, il est indéniable que le gras soit très calorique: un gramme de gras libère deux fois plus de calories qu’un gramme de glucides ou de protéines (9 kcal vs 4).

Mais, pris dans les bonnes quantités et sous la bonne forme, le gras peut vite devenir l‘un des alliés de votre organisme.

Parmi les nombreux bénéfices apportés par les matières grasses, on peut citer:

Les vitamines A, D, E et K sont liposolubles : elles ont besoin de matières grasses pour pouvoir être utilisées par l’organisme

pour ne parler que de la vitamine A, outre son rôle bien connu pour une bonne santé oculaire, elle contribue à réguler le fameux métabolisme évoqué ci-dessus.

Les matières grasses alimentaires contribuent au maintien d’une peau hydratée et de cheveux sains 

or les problèmes de peau sèche font partie des symptômes les plus souvent évoqués par les femmes ménopausées.

et ainsi aider à la régulation du poids.

Le gras est essentiel pour un bon fonctionnement du cerveau

et donc un allié face aux symptômes de la ménopause tels que les problèmes de concentration ou de mémoire.

Les matières grasses peuvent aider à augmenter votre masse musculaire

le maintien de la masse musculaire étant essentiel pour lutter contre l’un des risques avérés de la ménopause, l’ostéoporose.

Certaines matières grasses sont indispensables pour un bon fonctionnement cardiaque et une bonne circulation sanguine

et donc aident à prévenir les maladies cardiovasculaires, le principal risque pour la santé des femmes ménopausées.

En fait, tout est question de quantité et de qualité.

Quantité : il est recommandé que 25-35% de l’apport calorique quotidien soit issu de matières grasses.
Qualité : les différents types de gras vont du fortement nuisible (acide gras trans) au bénéfique (acides gras insaturés … en quantité raisonnable).

L’exploration de ces différents types mérite son propre article : « Ménopause : ne fuyons pas le (bon) gras – deuxième partie ».

Vous êtes intéressée par l’expérience vécue par des femmes à des stades différents de leur ménopause? Souhaitez un rappel de la physiologie de la ménopause et des principaux symptômes ? Téléchargez notre ebook gratuit, Histoire(s) de ménopause.

1: source : the Writing Group of the International Menopause Society for World Menopause Day 2012 (2012) « Understanding weight gain at menopause », Climacteric,  15:5,  419-429, DOI: 10.3109/13697137.2012.707385

Publié par H3

Happy Half Hundred

2 commentaires sur « Ménopause : ne fuyons pas le (bon) gras – première partie »

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