Chaud-froid : les joies de la ménopause

Chaud-froid : les joies de la ménopause

Bouffées de chaleur

Lorsque l’on interroge les femmes sur les symptômes qu’elles associent à la ménopause, les « bouffées de chaleur » (ou symptômes vasomoteurs en général) arrivent en tête, du moins en occident1.

Ces bouffées de chaleur touchent 75-80 % des femmes en péri ou post ménopause.
La majorité (60%) les subit pendant moins de 7 ans mais certaines (15%) jusqu’à 15 ans ou plus2.

Les expériences de chacune varient en terme de fréquence et de durée des épisodes.
Un exemple typique est une sensation d’avoir de plus en plus chaud, avec le visage en feu et un début de transpiration, la sensation d’être à l’étroit dans son propre corps. 30 secondes, une minute après, c’est déjà fini, reparti aussi soudainement que cela était venu.

Dérèglement hormonal

Pour les femmes ménopausées, ces moments, même brefs, sont non seulement très désagréables, mais peuvent pénaliser la vie privée comme professionnelle.
Une « crise » de bouffées chaleur en pleine réunion de négociation ou en pleine présentation clé a un vrai potentiel déstabilisant.
Quant aux sueurs nocturnes, elles non seulement pénalisent l’indispensable sommeil réparateur, mais peuvent affecter la vie de couple.

La cause des troubles vasomoteurs est le dérèglement hormonal associé à la période de transition qu’est la ménopause. En revanche, la façon exacte dont les changements hormonaux déclenchent ces symptômes n’est pas connue.

Et ceci explique peut-être la raison pour laquelle il n’y a pas consensus sur les façons de les gérer ou leur traitement.

Quelles solutions ?

Le traitement hormonal de la ménopause serait en théorie le moyen le plus efficace pour les cas modérés à sévères, mais certaines femmes ménopausées ne peuvent pas y être candidates pour des raisons d’antécédents médicaux, ou sont réticentes face aux risques associés.

Une recommandation classique de la littérature généraliste sur le sujet est d’éviter les éléments déclencheurs: alcool, nourriture épicée, boissons chaudes etc …Cependant cela serait en contradiction avec les résultats d’études cliniques.

De même le sport fait débat. Lorsqu’une étude déclare son efficacité face aux « crises » de bouffées de chaleur, une autre affirme qu’il n’en est rien!

Certaines études parlent des bénéfices potentiels de la réflexologie plantaire, d’autres de certaines plantes (huile d’onagre par exemple). Mais elles restent à confirmer.

Une chose est certaine, avec le nombre (croissant) de femmes concernées, le potentiel du marché du traitement des troubles vasomoteurs ne laisse pas les laboratoires pharmaceutiques indifférents. Une « solution miracle » dans un futur pas trop éloigné n’est donc pas complètement à écarter.

Il reste néanmoins qu’à ce jour il n’y a pas de réponse définitive sur étagère, et chaque cas individuel demande une approche qui lui soit propre, à discuter avec son médecin.

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1: source Prevalence of hot flushes and night sweats around the world: A systematic review. Climacteric : the journal of the International Menopause Society. 10. 197-214. 10.1080/13697130601181486.
2: source Journal d’obstétrique et de gynécologie du Canada

Publié par H3

Happy Half Hundred

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