Transition réussie et auto-détermination

Transition réussie et auto-détermination

Changements d’habitudes

La ménopause est une phase de transition naturelle, commune à toutes les femmes à travers le monde.

Comme toutes les phases de transition, pour être bien vécue, elle doit, pour la majorité d’entre nous, s’accompagner de changements d’habitudes.

Pour les 75%-80% de femmes souffrant de bouffées de chaleur, une adaptation de la garde-robe est ainsi de rigueur (comme la réduction drastique du nombre de pulls à manches longues).

L’alimentation doit également être adaptée pour contre-balancer les symptômes pénalisants de la ménopause ou lutter contre les risques pour la santé comme la diminution de la densité minérale osseuse l’un des risques majeurs pour la santé chez les femmes ménopausées.

Pour les moins actives d’entre nous, il est également essentiel de se mettre à pratiquer une activité physique régulière, plusieurs fois par semaine, pour lutter contre la diminution minérale osseuse (encore elle) et les maladies cardiovasculaires (1ère cause de mortalité dans le monde selon l’OMS1 et risque majeur chez les femmes ménopausées).

Pour certaines ces changements sont simples à mettre en oeuvre et à vivre sur la durée : « j’ai décidé – je fais … et je continue de faire ».
Pour d’autres c’est plus difficile, tant dans la mise en oeuvre que dans la persévérance sur la durée.

Théorie de l’auto-détermination

C’est pourquoi il nous a paru intéressant d’essayer d’obtenir une meilleure compréhension du fonctionnement de la motivation.
Avec aujourd’hui un zoom sur la théorie de l’auto-détermination (SDT)2.

Pour résumer, selon cette théorie, il existe trois types de motivation: intrinsèque (directement dérivée de la satisfaction apportée le comportement mis en oeuvre), extrinsèque (dérivée des conséquences du comportement mis en oeuvre) et amotivation (ou de fait absence de motivation (i.e. « rien n’y fait »)).

Prenons l’exemple de l’activité physique.

Les quatre facettes de la motivation extrinsèque sont:

  • la régulation intégrée – je fais de l’exercice parce que c’est cohérent avec mes valeurs et d’autres objectifs personnels internalisés
  • la régulation identifiée – je fais de l’exercice parce que je connais et comprends les avantages que cela apporte
  • la régulation introjectée – je fais de l’exercice parce que je veux me sentir mieux, améliorer mon estime de soi, ou parce que je vais me sentir coupable si je ne le fais pas
  • la régulation externe – je fais de l’exercice pour obtenir que d’autres me récompensent ou pour éviter des punitions imposées par d’autres.

Tous ces types de motivation et régulation peuvent être divisés entre autonomes et contrôlées:

  • La motivation intrinsèque, les régulations intégrée et identifiée sont considérées comme des formes autonomes de motivation, où le fait de faire du sport a notre approbation en notre for intérieur, et nous faisons de l’exercice parce que « nous le voulons »
  • Les régulations externe et introjectée sont considérées comme des formes contrôlées de motivation, où le fait de faire du sport est le résultat de pressions ou tensions aussi bien externes qu’internes, et nous faisons de l’exercice parce que « nous le devons ».

Selon la SDT, la motivation autonome augmente considérablement nos chances de réussir à adopter et à maintenir un comportement donné. Elle augmente également notre bien-être psychologique.

Evolution

Cela ne signifie pas qu’à un moment donné de notre vie notre motivation pour un comportement donné soit ou 100% autonome ou 100% contrôlée: les gens sont motivés par des choses différentes en même temps.
Mais les chances de réussite, et le sentiment de bien-être varient selon que l’on soit principalement dans une phase autonome, contrôlée ou , pire, d’amotivation.

Pour rester sur l’exemple de l’activité physique, si notre motivation autonome pour le sport en général est faible, nous avons intérêt à choisir une activité avec un coach sportif qui nous « forcera » à pratiquer coûte que coûte.

Il faut également noter que la composition de notre motivation évolue dans le temps, affectée par des facteurs divers.
On peut par exemple être pendant des années une « obsédée du look » fan de shopping, avec un fort degré de régulation introjectée associée, et plus tard avoir un changement de valeurs qui fasse que cette régulation introjectée disparaisse et que la composition de notre motivation soit ainsi bouleversée. Dans ce cas, le type d’activité sportive qui nous a si bien convenu pendant tant de temps est peut-être à changer si l’on veut persévérer à avoir une activité physique régulière.

Savoir s’auto-analyser en termes de motivation peut aider à améliorer notre capacité à mettre en oeuvre sur la durée les changements d’habitudes associés à la ménopause.

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1: source: OMS – Thèmes de Santé – Maladies cardiovasculaires
2: source: « Stirring the motivational soup: within-person latent profiles of motivation in exercise » , doi: 10.1186/s12966-017-0464-4

Publié par H3

Happy Half Hundred

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